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'tite présentation ... 24/12/2012

Alors tout d'abord ... Bienvenue !


Vous voici sur le blog de Léana ! Ravie que vous ayez atterri ici. Ici, il y a du Yaoi ( héhé ), du Sexe( rohh ) du Bill, du Tom, du Torg et peut-être encore du Yaoi ...

N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce que vous lisez, j'adore vous répondre et parler avec tout le monde (oui oui je ne mords pas) et c'est toujours valorisant quand on voit que les gens aiment ce qu'on écrit ;)

J'écris de tout mais pas tout de tout ( très logique ) mais je vous laisse découvrir en espérant que vous aimerez ! Je vous invite donc à faire le premier pas dans mon univers qui, j'espère, vous plaira ! *love**

Ce que vous devez savoir sur moi :

- Je suis une grande blablateuse.
- Je commente quand j'aime beaucoup et quand je pense que ça le mérite.
- J'ai un humour douteux (très).
- J'écris moins vite qu'avant.
- Je vous nems :)


Léana pour vous servir !
Niark.

RETROUVEZ MOI SUR WATTPAD --> ICI

Sur ce, je vous laisse avec les fesses de Tom qui se remuent **





Habillage --> Ici

Tags : présentation - Yaoi - Tokio Hotel

Pour être prévenues 02/10/2013

Alors, il y a de plus en plus de monde qui passe sur le blog, ça me fait beaucoouup plaisir !
Alors, comme je suis une grosse flemmarde et que quand je poste un chapitre d'une fiction ( ou un OS tout simple ) j'ai pas trop envie d'aller sur le chapitre précédent pour voir qui je dois aller voir, je mets cet article là !

On connaît tous le truc, vous me laissez un commentaire sur cet article et je vous préviendrai de chaque nouvel écrit que je poste.

Léchouille sur la joue !

- Smissou-TH -
- lectrice-th-
- Donne-moi-ta-plume -
- Tokio-hotel-fiction -
- DreamAgaain -
- Madame-Marcadet
- fillietroz-patricia -
- kiwi483 -
- Neyall -
- Tokio-13-Hotel-13 -

- kissandloveme -
- magalia483 -
- ET483 -
- forever-alien-triskele -
- Andy-348 -



Léana

Sommaire ~ 24/12/2012



__________


OS :


Can't make it all on my own : (Genre : DeathOs)
.
Bill ne supporte plus l'absence de son frère...

J'ai chaud !(Genre : Lemon, Bill / Tom, Bill dominé)
Suite à une semaine chez la famille de Bill, les deux jeunes hommes ne peuvent plus attendre...

Le silence de ma souffrance(Genre : Drogue, DeathOS, Angst, Bill/Tom)
Bill assiste impuissant à la déchéance de son amour ...

You will never see me cry ...(Genre : Drame, HappyEnd)
Bill aime Tom, Tom aime les filles ...

Mon art pour toi (Genre : Drame, Twincest)
Tom est un artiste. Son inspiration est et restera son jumeau ...

Haut-rang, classé dangereux.--> Mini suite (Genre : Surnaturel, Drogue, Sexe non-consenti !)
Bill est très respecté, il fait peur à tout le monde. Tom va se retrouver chez lui, plus aucune issue n'est possible pour sortir ...

Mon prince charmant(Genre : Guimauve, Bill/Tom.)
Bill cherche désespérément, son prince charmant. Peut-être est-il plus proche qu'il ne le pense ...

Quelques leçons de vie.(Genre : Bill/Tom, Humour, Légèrement Guimauve)
Tom est désespérément amoureux de son meilleur ami, celui-ci légèrement stupide ne le vois pas du tout.

Mes deux papas(Genre : Bill/Tom, Guimauve)
L'histoire de Bill et Tom ne se résume pas en deux mots, plus en une série de texte.

Allô ?(Genre : Lemon, Bill/Tom)
Bill est en tournée, il réussit à trouver un peu de temps pour appeler son petit ami ...

Je crois bien que je t'aime (Genre : Torg, Lettre, Humour)
Georg a envoyé une lettre à Tom, il a peur de sa réaction ...


Un pas, puis deux(Genre : Guimauve, Bill/ Tom, bal de fin d'année)
Le bal de l'Hiver approche et Bill ne s'est toujours pas lancé à inviter l'homme de ses rêves ...

OS d'Halloween(Genre : Humour, Bill/Tom, un tantinet Guimauve, Bill dominé)
Bill à la poisse et il le vit mal, mais quand il rencontre un beau tressé le jour d'Halloween, tout change ... enfin presque.

Fellation et autres bonbons(Genre : Bill/Georg, PWP)
Bill trouve Georg très beau lorsqu'il fait de la musique avec son frère. Georg trouve Bill très sexy lorsqu'il le mate avec une sucette dans la bouche.

Pieuvre-Ailé-M-Bibi.(Genre : Bill/Tom, Gumauve, School-OS)
Bill a commencé à parler avec Tom sur un forum, quand il découvre que Tom est un des élèves les plus populaires de son lycée, ça change presque tout.

Oh. My. God(Genre : Bill/Tom, Humour, Romance)
Le nouveau garde du corps de Bill Kaulitz est arrivé. Et quel garde du corps ...
__________

TS :


Admirateur secret ( sur une idée de Za' )
Partie 1 - Partie 2 ( Genre : Bill/Tom, Lemon, Tom dominé )
Bill reçoit des cadeaux et des lettres de la part d'inconnu. Un stalker, ou un beau ténébreux ?

You're the sun and I'm the moon
Partie 1 - Partie 2(Genre : Bill/Tom, Drame, HappyEnd)
Il y a de l'eau dans le gaz ...

176.
Partie 1 - Partie 2 (Genre : Drame, Bill/Tom, HappyEnd)
Bill travaille. Bill prend le bus. Bill va chez la psy. Bill survit. Et si Tom arrive ? Que fait Bill ?

Deal with me little bunny
Partie 1 - Partie 2 - Partie 3(Genre : Humour, Guimauve, HappyEnd)
Après un quiproquo avec sa mère, Tom utilise Bill comme faux petit ami.

__________

Fictions/Mini-Fictions :


Délicieuse arrogance ~terminée~
Chapitre 1 - Chapitre 2 - Chapitre 3 - Chapitre 4 - Chapitre 5 - Chapitre 6 - Chapitre 7 - Chapitre 8 - Chapitre 9 - Épilogue . (Genre: Humour, Bill/Tom, Lycée, Lemon.)
Tom vient d'arriver dans une petite ville de campagne, il découvre aussi Bill. Mais, avec l'arrogance de Tom ce dernier ne fera que le provoquer ...

Final days Road Trip.~terminée~
Chapitre 1 - Chapitre 2 - Chapitre 3 - Chapitre 4 - Épilogue(Genre : Twincest, Happy End, Drame)
Une mauvais nouvelle s'abat sur Tom, cette dernière va se répercuter sur Bill. Tom est malade.


Once upon a time ... You. ~terminée~
Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4- Épilogue
.(Genre : Bill/Tom, Historique, Romance, Drame)
En plein XIXe siècle, les choses ne sont pas faciles pour deux hommes. Surtout deux hommes qui s'aiment ...

Tatoue-moi sur tes seins ~ en cours ~
Chapitre 1 - Chapitre 2 - Chapitre 3 - Chapitre 4 - Chapitre 5 - Chapitre 6 - Chapitre 7 - Chapitre 8 - ...
(Genre : Romance, Drame, Humour, HappyEnd)
Bill, 26 ans tatoueur, situation stable ... Enfin jusqu'à ce que son premier amour refasse surface. Ne dit-on pas que retourner avec son ex est comme remanger son vomi ? Bill n'est plus sûr de cela.


Beusous

Léana.

Tags : sommaire

Can't make it all on my own - Partie Unique 04/04/2013





Nous sommes en janvier enfin... Nous le serons dans trente minutes... En Allemagne, la neige est partout et donne ce petit côté féerique que les enfants aiment tant à Noël et au jour de l'An. On peut entendre dans les rues la musique assourdissante de tous ces gens qui font la fête. Tout le monde fête la nouvelle année, sauf peut-être lui.

Il se promène seul dans les rues de Berlin, où résident seulement quelques clochards bourrés. Sa tête est tournée vers le sol, et son esprit est tourmenté par une centaine de questions, qui malgré lui restent sans réponse. Il pense à ce qu'il vit et à ce qu'ils vivent, eux.

Il frissonne, le froid entrant dans tout son corps le faisant grelotter. Il relève la tête et prend une grande inspiration. La fumée blanche s'échappe de sa bouche et se perd dans l'obscurité de la nuit. Il passe devant tous ces endroits... ça lui retourne le c½ur. Que pouvait-il faire ? Il ne sait même pas.

Il pense à tout, à son petit copain Anthony qui n'est plus vraiment son petit copain, sa meilleure amie, Julia une fille super, oui, mais tellement bavarde. Cette pensée lui arrache un léger sourire. Il pense à Gus aussi . Et surtout, il pense à lui, à Tom. Son frère jumeau. À cette pensée son c½ur se serre, les larmes menacent de couler mais il les retient.

Il continue à marcher dans le froid, le vent lui glaçant le visage. Il réajuste sa mini veste en cuir sur ses épaules, comme si ça allait le réchauffer. Ses cheveux lui fouettent le visage et volent dans tout les sens. Il pense à cette chanson, puis à ce livre puis à tout ce qu'il aime, ça n'arrive plus à le faire sourire. Alors c'est réellement fini ?

Oui il le sait, il a voulu se persuader longtemps que tout n'était qu'un cauchemar, mais il s'est bien vite rendu compte. Il a sûrement dû se pincer tout le corps pour se réveiller, mais rien n'y a fait. Ses appels au secours, ses plaintes, ses pleurs, tous sans retour. Il éprouve un vide tellement profond en lui qu'il se demande s'il ne lui manque pas des organes ...

Il lui manque terriblement. Depuis ce foutu accident. Il avait posé la question à sa mère « pourquoi il est mort et pas moi ? » sa mère n'avait pas su quoi dire. Que voulez-vous répondre à un adolescent en pleurs, qui vous demande pourquoi il n'est pas mort en même temps que son frère ?

- A vot' bon c½ur mon p'tit monsieur, faut pas rester seul le 'hic' soir du nouvel 'hic' An ... dit un clochard complètement soûl.


Bill ne dit rien, se contentant de continuer son chemin. Depuis un an sa vie n'avait plus aucun sens, elle partait n'importe comment .

Déjà un an ... une année ... une année entière remplie de pleurs incessants, de souffrance. Il ne sait pas lui-même comment il a tenu. Peux être l'espoir de se réveiller ? Il avance de plus en plus lentement, un an auparavant il se disputait avec son frère ... Pour rien en plus, une histoire de clés.

Une larme passa la barrière de ses yeux discrètement, traçant son chemin jusqu'au cou de Bill. Il n'a pas le courage de l'effacer, il en a déjà tellement effacé ... Il passe dans une rue silencieuse, il n'entend que sa respiration et ses pieds écrasant la légère poudreuse au sol. Il avance toujours aussi doucement comme si ses membres ne voulaient pas accélérer ou tout simplement le froid et le vent.

Il se souvient encore de tous ces moments, de tous leurs moments. Toutes leurs après-midi à rester juste tous les deux devant la télé. Toutes les soirées où ils ont regardé des films d'horreurs sans l'accord de leurs parents, mais comme ils étaient en sortie n'importe où, ce n'était pas trop grave. Enfin, si ça l'était, après Bill avait tellement peur que pendant une semaine voire plus, il ne pouvait plus dormir seul ...

Il se rappelle aussi de toutes leurs disputes, elles étaient toutes sans importance et banales mais ils en faisaient des montagnes et ça pouvait aller très loin, mais ça finissait toujours bien. Et puis maintenant plus rien.

Il est considéré comme fils unique. Il a perdu une partie de lui-même, il a perdu son frère jumeau. Ils étaient comme les cinq doigts de la main, toujours ensemble, toujours. Et maintenant il ne restait plus que Bill. Le Bill brimé, le Bill tout abîmé, Le Bill tout seul. C'est comme si Tom l'avait abandonné. Non,Tom n'aurait jamais fait ça, alors Bill sait qu'il ne l'a pas abandonné. Ou du moins il ne l'a pas fait exprès.

Ses pieds le conduisent en bas de cet immeuble. Il le connaît bien, c'est leur ancien immeuble, ils habitaient ensemble, un immeuble de vingt étages dans ses souvenirs ... Ils habitaient au douzième. Bill compose rapidement le code et entend le cliquetis significatif du verrou qui se déverrouille, il pousse la lourde porte et entre.

Il appuie sur un interphone au hasard, de toute façon, tout le monde fait la fête, ils penseront que c'est un retardataire. Il entend le petit sifflement et ouvre la deuxième porte, à partir de là, il s'arrête se poste devant les escaliers et réfléchit. Puis il se décide et monte. Il monte doucement, presque à la même allure que quand il marchait dans la rue. Ses épaules retombent mollement et son regard est vide et vitreux. Ses mains tremblent et son visage est pâle. Il n'a pas beaucoup dormi et mangé ces derniers temps.

Il se dit qu'il aurait dû l'engueuler encore deux minutes, que la voiture passe et qu'elle n'emporte pas son frère, mais non, il a fallu qu'il se taise au moment-même où la voiture passait. Peut-être, aurait-il dû juste ne pas oublier ses clefs ce soir-là.

C'est presque de sa faute en fait, il renifle bruyamment et continue de monter les marches à une allure très lente. Si des gens étaient descendus, ils l'auraient sûrement pris pour un vampire. Ses cheveux noirs retombant sur ses épaules, son teint livide et ses lèvres rougies par le froid. Il avait toujours adopté un style bien propre à lui , « androgyne » comme disait les gens.

Lui, il s'assumait plutôt bien comme ça même si, en ce moment, il ne faisait pas vraiment attention à son look. Mais il avait revêtu les vêtements que Tom préférait. Son tee-shirt noir avec une tête de mort rouge, il l'avait acheté ensemble, son pantalon Diesel qu'il lui a lui-même offert pour son anniversaire. Et cette veste en cuir qu'il avait reçue de sa meilleure amie.

Ses mains tremblent toujours et il a frissonné à plusieurs reprises. Il lève la tête et remarque qu'il est déjà au quinzième, comme quoi maintenant, il n'a même plus la notion du temps. Il continue de monter les marches doucement et en silence.

Il se demande si son frère peut le voir de là où il est. Est-ce qu'il acceptait son choix ou plutôt son dernier recours en faite ... ?
Il soupira , non Tom ne serait pas du tout d'accord avec ça. Bill savait très bien ce que Tom pensait de ça et il soupira encore une fois, en se disant qu'il ne faisait même pas son bonheur à lui en faisant ça.
Son portable vibra dans son mantea , mais il n'eut pas le courage de le sortir, quelqu'un lui annonçait la bonne année en avance. De toute façon, cette année là elle ne pourra qu'être mieux, toutes les prochaines d'ailleurs ...

Il est devant la porte, n'osant pas bouger. Puis il la pousse et le vent lui fouette directement le visage. Il ferme les yeux puis les rouvre. Il fait alors un pas et le froid se fait encore plus ressentir, comme s'il arrivait à s'infiltrer dans son corps et geler tous ses os. Il avance à pas légers et peu confiants. Il regarde l'immeuble d'en face plus haut que celui sur lequel il est.

Il voit toutes les lumières de cet immeuble. Il arrive à voir une famille, fêtant le nouvel an avec une petite fille à couettes blondes qui se chamaille avec son petit frère. À cette vue, Bill esquisse un léger sourire, ça lui rappelle leur propre nouvel an en famille, c'était joyeux, festif, familiale mais c'était, ce n'est plus.

Il arrive à voir un couple qui le passe en amoureux, et il voit des gens faire la fête. Il arrive aussi à voir une jeune fille, devant sa télé un gros pot de glace pour lui tenir compagnie et lui qui pensait être le seul déprimé le jour de l'An, il se trompait. Il regarde alors en bas et ne voit rien. Les gens ne sont pas dans cette partie de la ville, ici il n'y a que des appartements, il n'y a pas une seule voiture.

Il continue à regarder le sol avec une certaine appréhension. Puis les larmes viennent d'elles-même et dévalent ses joues pour arriver jusque dans son cou et le mouiller. Il parvient à étouffer quelques sanglots, mais quelques-uns passent la barrière de ses lèvres.

Il baisse la tête et regarde ses mains. Elle sont très blanches et très fines, ses veines ressortant ainsi que ses os à cause de sa maigreur, mais sa manucure est parfaite, comme Tom aimait ... Il regarde alors le ciel. Il est noir, parsemé de quelques étoiles, les autres étant invisibles peut-être que l'une d'elle est Tom ...

Bill tremble de tout son corps et ses lèvres bleuissent. Il monte alors sur le petit muret qui le sépare du sol. Il regarde le sol et il commence à penser, à la chute, à la douleur. Va-t-il avoir mal ? Sans douleur ? Oui, sûrement, mais Bill pense que de toute façon aucune douleur n'est égale à celle qu'il vit en ce moment. Même si sa mère lui a toujours répété « il y a toujours pire que toi », Bill n'y croit plus beaucoup en cet instant. Il commence alors fredonner une chanson ... Doucement, presque un murmure.

Gas and blood
De l'essence et du sang

Is all I've got
C'est tout ce que j'ai

In you I trust
En toi je crois 

The final exist's passin' by
La dernière sortie défile

The wheels run free, under me
Les roues tournent dans le vide en dessous de moi 

It's you I feel
C'est toi que je sens

A million sparks are falling down
Un million d'étincelles retombent

I turn the wheel around
Je tourne le volant 

Kiss me goodbye
Embrasse moi adieu

Into the light
Dans la lumière

Like a Phantom rider
Comme un fantome en cavale

I'm dying tonight
Je meurs ce soir

So dark and cold
Si sombre et froid

I drive alone
Je conduis seul

Like a Phantom rider
Comme un famtome en cavale

Can't make it all on my own
Je ne peux pas m'en sortir tout seul


- Je ne peux pas Tom ...

Ce seront ses derniers mots ... De toute façon, il n'a plus la force d'en dire plus. Cette chanson était la leur, elle représentait ce que l'autre ressentait. Ils avaient perdu leur cousine cette année là, c'est depuis ce jour que Tom n'aimait pas les gens comme lui ... Les gens suicidaires.

Son frère ne serait vraiment pas fier de lui, il n'arrive pas à se reconstruire sans lui. C'est comme si son c½ur était trop meurtri et ravagé de culpabilité pour le faire vivre correctement. Ou peut-être que c'est juste la vie qui est tellement fade, dure, sans couleurs, pleine d'amertume, d'intolérants sans Tom. Sans son Tom.

Celui qui lui racontait des blagues quand il n'était pas bien, et qui lui disait que tant qu'il était là tout allait bien, celui qui lui arrivait à faire dire tout ce qu'il pensait, sans le vouloir, celui qui le comprenait le mieux et aussi celui qui pouvait l'énerver le plus facilement, mais là il n'avait pas le courage de l'engueuler de toute façon il ne pourrait plus.

Il entend le compte à rebours de la place à quelques mètres. Les larmes coulent toujours le long de ses joues et il n'arrive pas à les arrêter. Le zéro retentit, suivi de cris et un corps se laisse mollement tomber dans le vide. Il s'écrase lourdement vingt étages plus bas.

[...]



Les parents du jeune androgyne reviennent de leur soirée, la maison est silencieuse, ils constatent un mot sur la table et un message sur le répondeur. Ils vont vers le téléphone et écoutent le message.

« Monsieur et Madame Kaulitz ... J'ai le regret de vous annoncer qu'une jeune fille nous a appelés à minuit et demandé de venir . Votre fils a eu ... enfin un problème je vous demanderai de venir au commissariat demain matin... »

Les tonalités font office de fond sonore, les deux parents retiennent leur respiration.

La jeune femme ouvre les yeux, se répétant silencieusement qu'il ne serait pas aller jusque là, et s'assied sur la chaise puis prend le mot :

« Can't make it all on my own ... »

Deux larmes tracent leur route sur sa joue et descendent jusqu'à ses clavicules, l'homme derrière elle pose ses mains sur ses épaules essayant d'assimiler la situation.

Ils ont perdu leurs deux fils ...


[ FIN ]

Admirateur secret - Partie 1/2 01/02/2013

C'est un TS écrit sur une idée de Za' qui est aussi disponible sur TextOfAnotherGlance.






Toutes les filles hurlent, à s'en péter les cordes vocales et les tympans des quatre jeunes sur scène.
Ils sont en sueur et fatigués mais un sourire est fixé sur leur visage, ils sont content d'être là. C'était leur rêve et il est devenu réalité. Même si c'est crevant cette vie , ils l'ont choisie.

Bill est sur scène, donnant toute sa voix, toute son énergie, tout son c½ur. Ses fans il les adore plus que tout sans elles, ils ne seraient rien. Il commence à bouger, enchaînant des pas de danse plus ou moins maladroits mais dans le feu de l'action ce n'est qu'un détail. Il a les bras en l'air, le micro à la bouche et la bouche grande ouverte répétant inlassablement la dernière phrase de la chanson.

Il arrête de chanter essoufflé et la musique s'arrête juste après lui. Il a la respiration saccadée et il est en sueur. Les fans crient de plus belle, presque plus fort que lui se dit il. Il sourit encore et jette un coup d'½il à Andreas avec sa guitare qui lui aussi sourit comme un bienheureux. Ils se sourient puis Bill prend la parole.

- Merci !

Hurlements encore, presque plus forts Bill ne croyait pas cela possible.

- Vous n'imaginez pas quel bonheur c'est pour nous , d'être là sur scène avec vous ! reprend-il.

Et encore hurlements, il regarde rapidement les pancartes, voyant partout des « Je vous aime » ou des « Bill ! On t'aime ! . Il sourit, il aime se sentir aimé, ça le fait sentir vivant d'un certain côté et rien de mieux que ses fans pour lui prouver. Il rapproche encore le micro de sa bouche, il n'a même pas encore parlé que les filles (et les garçons) hurlent de plus belle.

Il sourit, rigolant quelque peu.

- C'est juste du pur bonheur à chaque fois ! Et c'est grâce à vous !

Et les hurlements encore, mais Bill a l'habitude et puis ça ne le dérange pas autant finalement, au moins il ne crie pas faux... Il sourit à sa propre blague, une dernière chanson et ils repartent c'était le dernier concert en France. C'est dommage il aimait vraiment bien la France, mais il n'avait jamais le temps de visiter le pays. Toujours à courir partout pour ne pas être en retard.

Bill est un aventurier de nature, il aime bien approcher ce qu'il ne connait pas, il a choisi le bon métier. Il a toujours voulu voyager à travers le monde comme son père... Il adorait quand son père rentrait et qu'il lui donnait LE souvenir unique du pays où il avait été et Bill était toujours content.
En y repensant c'était sûrement juste car ça venait d'autre pays parce que sinon ce n'était que des babioles sans vraiment grand intérêt.


[...]



Bill s'écroule, transpirant et essoufflé sur le sofa de sa loge. Il enlève comme à chaque fois ses chaussures et rejette sa tête en arrière il est crevé mais qu'est ce qu'il était bien sur scène. A chaque fois la même sensation de plénitude, de coton dans les jambes. Il ne peut qu'être heureux en étant sur scène, pour sûr il stresse comme un fou mais c'est pire qu'une drogue, une fois qu'on est monté sur scène on ne veut plus en descendre.

Il se souvient du tout premier 'vrai' concert en tant que groupe reconnu. Ils étaient pires que stressé, Andréas avait été à la limite de l'hyperventilation, Georg bougeait dans tout les sens et Gustav était incroyablement zen. Quand à Bill lui il essayait de ne pas ruiner sa manucure en se rongeant les ongles un par un. Pourtant dès qu'ils étaient montés sur scène ils n'avaient plus voulu redescendre, et chacun le vivait pleinement.
Ce fut aussi le premier jeté de culotte que Bill essayait d'éviter... D'où certains gesticulements bizarres sur scène...
Il se relève et va vers son miroir pour se démaquiller de toute façon son maquillage a coulé partout et il ne ressemble plus à grand chose.

La porte s'ouvre alors brusquement et Bill sursaute il a remarqué depuis qu'il est là qu'aucune personne que ce soit de leur staff ou du groupe n'avait l'habitude de frapper avant d'entrer. David se tient devant la porte, Bill soupire il sait très bien ce qu'il va lui dire ça devient une habitude à force.

- Dépêche toi Bill ! Demain vous vous levez tôt ! dit-il.

Puis il repart. Cette phrase il la répète après chaque concert et Bill désespère qu'un jour il rentre pour lui dire qu'il peut prendre son temps le lendemain journée off pour tout le monde. Oui de beaux rêves ... Bill met le coton imbibé de démaquillant dans la poubelle, enlève son pantalon, son tee shirt et met des habits plus confortables. Il met des baskets prend son sac et s'en va. Mais un détail attise son attention. Une petite lettre est coincée entre la porte et la petite plaquette couleur or avec marqué « Bill Kaulitz ».

Il s'arrête et se rapproche. C'est une enveloppe blanche avec son nom écrit dans une écriture penchée, comme pour les lettres d'amour. La fille voit au pas de sa porte une lettre de celui dont on ne connait pas encore l'existence, s'ensuit une histoire à l'eau de rose que Bill regarde avec sa cousine qui pleure toujours. David arrive à l'autre bout du couloir en lui criant de se bouger. Il prend rapidement la lettre et court vers la sortie arrière de la salle de concert.

Il monte avec le groupe dans le petit van et rentre à l'hôtel. Bill n'a qu'une envie c'est dormir, il est exténué mais il n'arrêterait pour rien au monde c'est son univers, c'est sa vie. Il met ses écouteurs dans les oreilles et allume son iPod. Il appuie son front contre la fenêtre et somnole quelque peu, tout le monde roupille presque dans la voiture.


[...]



Bill sort de la salle de bains, une serviette autour de ses hanches le corps tout dégoulinant d'eau. Dès qu'il est arrivé il s'est rué sous la douche et il ne peut qu'avouer, que ça lui a fait un bien fou. Il met un boxer et s'assoit sur son lit, ses yeux se fermant tout seul. Mais le détail de tout à l'heure fait 'tilt' dans sa tête et il ouvre les yeux et tourne la tête vers la table de nuit en bois à côté du lit. Il y a une bouteille d'eau, quelques bijoux et cette lettre blanche.

Il la prend et l'ouvre rapidement, il lit, et plus il lit plus ses joues se tintent de rouge et ses yeux s'ouvrent grand. Il la relit pour être sûr. Oui il est sûr. Cette lettre est le plus magnifique poème qu'on ait pu lui adresser.
Certes peut-être que l'expéditeur avait péché tout ça sur internet mais ne dit on pas que c'est l'intention qui compte ? Bill repose la lettre et s'endort. Des paroles à faire rosir un canard dans sa tête.


[...]



Le groupe arrive à l'aéroport et déjà une horde de jeunes filles criantes, courent vers eux. Elles s'arrêtent à leur hauteur et quémandent des autographes, et des frôlements, et des regards bref des demandes de fans ordinaires quoi. Ils signent rapidement quelques feuilles et photos puis ils partent. Ils vont finir par rater leur avion. C'est déjà arrivé au début de leur carrière, David s'était énervé à un tel point que même les gardes du corps ne s'approchaient pas. Alors il préfèrent faire dans le rapide maintenant.


[...]




- Bill ! Bill !
- Hmm hmm... Quoi ?! demande-t-il.
- On est arrivés ! lui dit Gustav.
- Oui j'arrive.

Il se lève et suit ses amis dans le petit couloir, il est exténué et dormir dans l'avion n'a pas arrangé son manque de sommeil. Le siège était dur et il sentait pas bon, un petit garçon n'avait pas arrêté de se plaindre derrière lui, il a détesté le vol. Ils sortent de l'avion et respirent le bon air pollué de l'aéroport de la capitale de l'Espagne. Bill inspire longuement et expire. Il s'aggrippe fermement à son sac et suit son garde du corps qui lui fait traverser la meute de fans déjà agglutinés aux barrières.

Ils font la même chose qu'à l'allée . Ils signent quelques photos et feuilles tout simplement blanches. Il sourit et discute parfois un peu mais juste un peu il est trop fatigué pour réfléchir à ce qu'il dit il arriverait à sortir des absurdités aussi grosses que lui. Ils montent dans le tour bus et Bill se rendort mais est tout de suite secoué énergiquement.

- Quoiii ?! s'énerve-t-il.
- Tu dors pas dans cinq minutes on est à l'hôtel , t'a le temps de te changer , de te maquiller et on a une interview ! lui annonce Georg.

Bill ne répond que par un grognement encore une interview ça va. Raconter sa vie il sait faire. Et il aimait ça aussi même si les gens avait l'impression de totalement s'en foutre parfois.Georg avait raison pour une fois, cinq minutes plus tard ils étaient à l'hôtel et Bill avait dix minutes pour paraître présentable. Il fit aussi vite qu'il put et descendit les escaliers le menant au hall de l'hôtel, il avait mis un temps record et était arrivé le premier. Une vague de fierté le traversa. En éternel dernier prêt il sourit de toutes ses dents et patienta.



[...]



- Et sinon est ce vrai Bill , cette rumeur sur votre homosexualité ? interrogea la demoiselle chargée de l'interview.

Bill soupire intérieurement, cette question combien de fois on lui avait posée ? Combien de fois l'avait-il démentie ? Non il n'est pas gay... Il est bi, c'est pas pareil. Ce n'est du coup qu'un demi-mensonge, de toute façon il n'est pas du genre à se lancer dans des relations tous les quinze jours alors gay ou pas ça revient presque au même. Il démentit une énième fois la question que la jeune femme lui a posé, il essaie de ne pas soupirer . Il sourit pour ne pas montrer sa gêne bien présente et l'interview se finit tranquillement.

- Les garçons vous êtes libres pour le reste de la journée !
- Naaan ? Super ! s'écria Andréas.

Bill rit, il n'était pas le seul à être crevé. Ils rentrent tous à l'hôtel tout le groupe s'invite dans la chambre de Bill.

- Vous avez pris là , une très mauvaise habitude ! annonçe Bill.
- Je trouve pas. dit naturellement le battteur.
- Ouais, ta chambre est toujours mieux que les nôtres... ajoute Andréas.
- Bizarrement... rajoute aussi Georg.

Bill soupire puis sourit, oui on ne change pas les bonnes habitudes. Ils s'installent sur le lit de Bill et allument la télé. Aucun des quatre ne comprend l'espagnol mais en soit ce n'était pas si important, la télé fait office de fond sonore.

Ils parlent de tout et de rien pendant quelque temps. Andréas imitant Georg avec ses cheveux, le batteur se lâchant libéré de toute caméra et Georg faisant semblant de bouder tandis que Bill rit devant ce spectacle.
Finalement peut-être que la célébrité ne les a pas totalement changés, du moins rien qu'un peu. Maintenant il regarde cette scène avec un ½il plus nostalgique qu'autre chose.
Se souvenant du bon vieux temps, quand ils répétaient dans le garage de Gustav, son père descendait à chaque fois leur demandant de faire moins de bruit ce qu'ils ne faisaient jamais. Il se souvient aussi de leur virée au parc et de leurs sorties maintenant leur quotidien avait totalement changé, mais il a changé en bien.

Puis il sent le regard de Georg partir sur sa table de chevet et il crie.

- Non !
- Quoi ?
dit Georg amusé.
- Tu touches pas à ça ! ordonne Bill.
- Mais je ne vois pas de quoi tu parles , je ne vois qu'une simple lettre blanche , avec marqué « Bill » dessus. ironise Georg.
- Oh un poème d'amour d'une admiratrice secrète ! s'écrie Andréas.
- Un !
- Quoi 'un' ?
demande le blond platine.
- C'est un mec... dit Bill le rouge aux joues.
- Comment peux-tu en être sûr si ce n'est pas signé ?
- Intuition...
répondit Bill.

Le brun a la lettre dans les mains, et lit et plus il lit plus il a du mal à se retenir de rire. Sérieusement plus cul-cul tu meurs ! Arrivé à la fin de la lettre il n'eut d'autre option que d'éclater de rire devant cette lettre qui lui paraît incroyablement pourrave et d'un romantisme à tuer une horde de machistes.

Bill lui prit la lettre des mains, le visage tout rouge et tout gêné et Georg se tenait les côtes, il rit et n'arrivait plus à s'arrêter. Les deux autres ne comprennent pas trop mais un Georg qui rigole c'est franchement hilarant alors ils ne peuvent que se joindre à lui. Tandis que Bill a récupérer sa lettre fait la boude dans son coin.

Peu à peu Georg se calme et regarde Bill d'un air rieur, ce qui fait encore plus enrager ce dernier.

- Non, sérieusement Bill « chaque étoile du ciel pourrait avoir ton nom » je suis désolé c'est la limite du nullantisme. rigole Georg.

Bill rejette la tête vers le côté opposé de Georg et ajoute :

- Tu n'as aucun goût c'est tout !

Et ils rigolent de plus belle, Bill aime bien ce genre d'après midi, où il peux rire, s'éclater et sortir un peu de leur autre monde. La célébrité en aurait changé plus d'un mais non eux n'ont pas réellement changé. Georg a toujours le même humour pourri, Gustav est toujours aussi calme, Andréas toujours à se plaindre de tout et Bill encore et toujours superactif. Oui au fond d'eux ils n'ont vraiment pas changé...

- T'imagines, il a une tête horrible ! C'est pour ça qu'il t'envoie des lettres il ose pas venir te voir ! rigole Georg.
- N'importe quoi ! Je suis sûr qu'il est super mignon ! Plus que toi ! se défend Bill.

Georg fait semblant de paraître outré. Oui leur après-midi ne changerai jamais.
Ils continuent à se foutre de l'admirateur secret de Bill pendant toute l'après midi, alors que ce dernier essaie tant bien que mal de se défendre et de défendre son admirateur secret.
Vers minuit, peut-être un peu plus, ils tombent tous de fatigue et sortent de la chambre de Bill pour rejoindre les leurs.

Bill lui aussi sort, il descend dans le hall, échange quelques mots avec le réceptionniste et remonte.


[...]



Bill arrive dans le couloir, ils rentrent de l'after et ils sont crevés au possible. Il arrive devant sa porte, prend la lettre et la boîte et rentre dans sa chambre. Depuis un mois il reçoit ces cadeaux et ce tous les mardis aux environs de minuit à deux heures du matin. Il ne sait absolument pas qui ça peut être.
Il a cherché pourtant, il a étudié minutieusement le caractère de chaque personne en présence de lui et personne ne paraît très suspect.
Le groupe paraît normal en sa présence ce qui est on ne peut plus normal. Le staff aussi, bien que quelques filles sont forcément troublées avec lui. Mais rien qu'à leur tête Bill sait que ce n'est pas elles. Quand il le verra il sera sûr.

Il laisse la lettre sur sa table de nuit et la boîte aussi. Il n'a vraiment pas le temps de lire et de manger ce qui à l'air de chocolat.
Il se démaquille, se déshabille et plonge dans son lit. Il se torture l'esprit toute la journée pour savoir qui pourrait lui envoyer tout ça, ça se trouve c'est peut-être une blague que le groupe lui fait.

Non ils ne sont pas aussi imaginatifs même si Gustav joue souvent au philosophe. Cette personne connaît tous ses déplacements, à le droit de monter dans le tourbus, et connaît les heures où il est absent.
Donc en parallèle, c'est forcément quelqu'un qu'il côtoie tous les jours. Il doit faire partie du staff. Sinon c'est un harceleur... Une espèce de gentil harceleur... Ouais non ce n'est pas très plausible ça.

On récapitule se dit Bill, c'est un homme oui il en est sûr la conjugaison des phrases parfois le lui fait comprendre. Il a l'air d'avoir de la culture, il est au courant de ses déplacements, de ses hôtels et de chaque numéro de ses chambres et a le droit de monter dans le tourbus. Les techniciens et autres sont à éliminer, ils ne connaissent pas son numéro de chambre et ne peuvent pas monter dans le tourbus. Il lui reste : le groupe David, les gardes du corps, les maquilleuses, les habilleuses, sûrement d'autres aussi.

Il continue à se torturer l'esprit jusqu'à ce que la fatigue ait raison de lui et il s'endort comme une masse. Cette histoire lui retourne le cerveau, le jeune homme qui lui envoie tout ça n'est sûrement pas au courant du travail mental que ça fait faire à Bill.


[...]



Bill est archi sûr maintenant, il a demandé à quelqu'un de surveiller sa chambre pendant ses déplacements entre minuit et deux heures et c'est bien un jeune homme. Il n'a eu aucune autre information, le jeune homme avait sa capuche, apparemment il est presque aussi grand que lui et doit avoir aussi le même âge .

Ça élimine déjà le groupe... Ils sont tous plus petits que lui. Les gardes du corps sont grands mais aucun n'a le même âge que lui. David ne met jamais de capuche et est plus petit que lui et les maquilleuses sont essentiellement des femmes.

Il râle, rien ne concorde ça se trouve il ne fait pas partie du staff, c'est juste quelqu'un qui les suit à la trace, une espèce de stalkeur qui est à fond amoureux de Bill et qui se renseigne le plus possible. Ouais les gens n'ont rien à faire de nos jours...

- Bill tout le monde est dehors ...

Bill s'apprête à se retourner pour répondre au jeune homme qu vient de rentrer dans sa chambre, mais il est déjà parti. Bill s'interroge oui il n'a pas rêvé, quelqu'un est venu et c'était il croit le fils de son garde du corps Tom, Thomas, Tommy ou un truc dans le genre. Mais là devant sa porte il n'y a personne.

Il descend du tourbus, tout le monde est dehors et l'attend il essaie de voir où est le jeune homme qui lui a demandé de descendre mais il a l'air plutôt bien caché, Bill abandonne et se décide à écouter le planning d'aujourd'hui dernier jour de cette tournée européenne.


[...]



- Bill allez lève-toi !

Bill se sent secoué et retiré de son cher sommeil. Il grogne voulant se faire comprendre mais Andréas n'a pas l'air de cet avis, alors il le secoue plus énergiquement.

- Maieuh tu vas me laisser dormir, merde !

Andréas rigole.

- Si tu veux rater l'avion pour revenir à la maison... dit il un ton rieur.

Bill se redresse presque aussitôt. Il lance un regard noir à Andréas.

- Tu pouvais pas commencer par le plus important ?!
- Non...
lui répond il.
- Un jour je te tuerai...
- Et ce jour là , il n'y aura plus de Tokio Hotel...
dit il essayant de persuader le brun.
- Ta gueule ! On te remplacera facilement !

Et Bill disparaît dans la salle de bains, il préfère les réveils tout en douceur, avec des bisous partout et des caresses et... Ouais mais avec Andréas ça ferait légèrement bizarre quand même.
Il se prépare en silence, rangeant soigneusement tous ses produits de beauté dans sa trousse, et toutes les lettres et les cadeaux dans un sac. Il y en a un paquet incroyable, ce mec est quand même bizarre se dit Bill. Il doit être fétichiste des films à l'eau de rose où une jeune fille reçoit d'innombrable cadeaux d'un certain jeune homme.

Il rigole quelque peu, ce serait lui la jeune fille ? Non certainement pas, il en a eu assez des rumeurs comme quoi c'était une fille et tout le tralalala. N'empêche que ça le flatte tous ces cadeaux et tous ces poèmes... C'est mignon au moins c'est mieux que des culottes...
Il finit de faire sa valise et descend en bas avec son sac.


[...]



Bill arrive à son appartement, épuisé. Il monte dans sa chambre et s'écrase sur son lit. Bill souffle en se disant que cette fois ci personne ne viendrait lui dire de se dêpêcher qu'ils ont une interview ou une répétition ou même un autre truc. Là il pouvait roupiller toute la semaine personne ne dirait rien.

Mais à croire que tout le monde est contre lui son portable sonne affichant le nom du guitariste.

- Bill tu viens ? On va au centre commercial ? demande-t-il.

Bill grogne, oui mais on le dérangerait toujours quand même.

- Ouais je me prépare et j'arrive... dit il en soupirant.


[...]



Bill est raccompagné par le reste du groupe chez lui, même s'il sait que c'est juste parce que son appart' est sur le chemin. Ils rigolent et se poussent, l'humeur est bon enfant même si tout le monde est crevé et n'a qu'une envie retourner dormir pour le reste de la semaine.

Tout le monde a remarqué le comportement étrange du brun, mais personne n'en fait de remarques. Ils savent Bill un peu surmené par tout le stress. Être chanteur dans un groupe qui est en vogue c'est crevant. Alors ils se disent que les vacances lui feront du bien et qu'il se détendra. Ils arrivent tous devant l'appartement de l'androgyne, lui disant au revoir et partent. Bill pousse la lourde porte de l'entrée et appuie sur le bouton de l'ascenseur.

Il est dans les vapes en ce moment, ce n'est pourtant pas trop son genre lui qui généralement est à fond dans ce qu'il fait ça change. Mais son admirateur secret le trouble à un point. Il ne peut vraiment pas rester de glace devant toutes ces magnifiques lettres qui lui montrent à quel point il est beau, charismatique, intelligent, brillant et encore plein d'autres compliments. Il sait, il se laisse tomber sous le charme de son bel inconnu – car oui il est sûr qu'il est beau – et il ne sait pas si c'est une bonne chose. Disons que la dernière fois ça ne s'est pas très bien fini...

Le petit 'ting' de l'ascenseur le sort de ses pensées et il avance jusqu'à son appartement. Il ouvre la porte et rentre. Il aime beaucoup voyager, faire des concerts mais on le dira toujours : on est toujours mieux chez soi. L'appart' est grand sans trop l'être. Il est dans les teintes sombres donnant de la chaleur, c'est tout douillet et Bill aime bien, son appartement devait le représenter et il trouve qu'il a plutôt bien réussi.

Il s'assoit en tailleur sur son lit, et soupire encore une fois, il ne sait vraiment pas quoi penser. Ça se trouve ce jeune homme se moque de lui mais ses textes sont si profonds qu'il sait que ce n'est pas une blague. Mais il voudrait tellement savoir qui se cache derrière ces belles lettres et ces cadeaux attentionnés. Un amoureux transit ? Sûrement, car même Bill sans le savoir tombe peu à peu sous le charme de son bel inconnu.


[...]




- Bill ! Bouge !

On tambourine à sa porte, et Bill grogne de désespoir les réveils en douceur ce n'est vraiment pas le truc de ses amis...

- Je dors ! Laisse moi !
- Bill c'est important, je sais qui est ton admirateur !


Bill se relève brusquement, Gustav sait ! Il saute de son lit, traverse la petite pièce menant à l'entrée et ouvre la porte à la volée faisant sursauter Gustav.

- C'est qui ?! demande Bill immédiatement.
- Ouah qu'est-ce qu'on ne dirait pas pour te faire lever le matin ! rit Gustav.
- Connard ! peste Bill.

Gustav rigole de plus belle et va s'asseoir sur le canapé en cuir marron de l'androgyne. Le brun soupire et finit par s'asseoir au côté de son ami. Il s'écrase littéralement sur le canapé en soupirant encore une fois. Gustav se tourne vers lui le visage sérieux cette fois-ci. Bill ferme les yeux tourne la tête vers lui et les ouvre brusquement en disant :

- Quoi ?!
- Bill t'es en train de te faire avoir par une simple illusion...
dit il d'un ton presque las.
- Ah ouais et comment peux-tu en être si sûr ?! demande le brun légèrement vexé.
- Bill ! Rends-toi compte ! Ce mec t'offre des poèmes gnan-gnan et des petits cadeaux tout mignons... Tu crois qu'il pense sérieusement ce qu'il dit dans toutes ses lettres...
- Non ... oui ... je sais pas ... Peut-être ! Lâchez-moi avec ces histoires, c'est mes problèmes occupez vous de vous !


Le blond se pince l'arête du nez entre son pouce et son index, atrocement blasé du caractère plus que têtu de l'androgyne. Il n'ajoute rien néanmoins, il sait l'androgyne susceptible pire encore le matin ! La dernière fois le brun avait cassé un verre tellement il était énervé et plus personne n'avait réitéré l'expérience.

Le blond se rassoit dans sa place initiale face à la télé, alors que Bill est parti dans la cuisine. Cette fois-ci, c'est au blond de soupirer. Il n'arrivera jamais à le faire résonner, il pense que ce n'est qu'un fan très collant voire même plus ! Il le sait, on ne peut pas envoyer des cadeaux et des lettres comme ça, c'est de la lâcheté pure et Bill se torture tellement l'esprit tous les jours qu'il finira par se ronger les ongles des pieds par stress se sentant épié du matin au soir.

Il l'avait déjà fait, la première fois que Bill s'était retrouvé en couverture d'un magasine people en bonne compagnie, il regardait partout à chaque fois qu'il sortait, il ne supportait plus le regard des autres et commençait à stresser de plus en plus de jour en jour. De toute façon, maintenant ils ne sortaient quasiment plus, sous peine d'être assaillit de paparazzi ou de fans qui campent devant leur appartement.

Le brun revient dans le salon, une tasse de café dans les mains, regardant le sol comme une chose incroyablement complexe. Il détaille chaque petite poussière, chaque pli du tapis et chaque petite tache qu'il y a sur le bois. À ce moment-là il se dit qu'il devrait sérieusement se mettre au ménage. Il relève brusquement la tête quand le blond prit la parole.

- On se voit demain au studio.

Ce n'était pas une question, demain ils bossent et Bill en est fatigué d'avance même s'il ne veut qu'une chose, se retrouver dans ce studio proprement dit. Il se contente de hocher la tête pour toute réponse et le blond sort de l'appartement.

Quand la porte claque, les épaules du brun se rabaissent presque automatiquement. Il pose sa tasse de café et met de la musique.
Le son emplit tout l'appartement et Bill remut gracieusement des hanches en chantonnant, il range quelques affaires qui traînent. Oui quand Bill ne sait pas quoi faire ou est stressé ou en colère ou quelque chose dans le même genre, il fait le ménage, ça le calme.

Bill se décide à prendre sa douche étant couvert de poussière, dû au ménage intensif du matin. Il se prélasse sous le jet d'eau chaude qui le détend, il pense.
Il pense à son admirateur. Et si Gustav avait raison, et si ce n'était en fin de compte qu'une horde de fans poètes prêt à tout pour le mettre à bout. Si, ce n'était qu'un harceleur qui voulait l'approcher sans le toucher, le savourer sans le casser. Pourquoi tout le monde le pense si fragile et chétif ? Pourquoi tout le monde se plait à se foutre de sa gueule ?

Bill soupire. Il en a marre, il veut savoir qui se cache derrière ses belles lettres et ses cadeaux attentionnés. Il veut se dire que Gustav a tort. Il veut se donner raison pour une fois et trouver son bel inconnu qui serait son idéal masculin. Oui c'est ça pour une fois il veut être encore plus chanceux qu'il ne l'est déjà.

Il sort en trombe de sa douche, mouillant le sol, les meubles tout sur son passage. Il se dirige en courant vers sa chambre. Il ouvre la porte brusquement la faisant claquer, il prend le petit calepin caché derrière le lit. Il l'ouvre et tout dégoulinant d'eau il écrit des phrases en vrac, des notes par ci par là. Il sourit bizarrement et c'est comme si son poignet écrivait tout seul. Puis d'un coup il arracha la feuille et écrit une phrase sur le papier blanc.

Il brandit la feuille fier de lui et court vers la porte . Il l'ouvre aussi brusquement que celle de sa chambre et au vu des rougeurs sur les joues de sa voisine il se rappelle ne pas s'être habillé en étant sortit de la douche, il ferme la porte aussi vite qu'elle fut ouverte rouge de honte. Il pose la feuille sagement sur le bar américain à côté de la cuisine et se dirige vers son dressing pour prendre un bas de jogging et un tee shirt.

Il se poste devant son miroir et se regarde, longtemps, très longtemps puis il part. C'est comme ça qu'on se donne du courage et qu'on peut affronter le regard des autres... En affrontant son propre regard. Il prend le rouleau de scotch posé sur le petit meuble et sort de son appartement. Il se poste devant sa porte et entreprend de coller la petite feuille.
Il sourit fier de lui et rentre chez lui, puis une autre illumination arrive, il ressort aussi vite et enlève d'un coup la petite feuille. Il est con, on n'est pas mardi, ça ne sert à rien.

Il se frappe le front avec la paume de sa main en se traitant de débile profond. Il se laisse tomber dans son canapé et se remet à penser, à quoi pourrait bien ressembler son admirateur ? Peut-être était il grand , musclé avec des cheveux blonds coiffés en bataille, le teint légèrement bronzé et hâlé, comme les surfeurs. Sinon grand toujours, les yeux d'un vert profond, qui reflétaient tout l'amour que le c½ur ressent, avec des cheveux bruns soignés, il serait incroyablement mignon.

Bill se surprit à baver devant ces stéréotypes de princes charmants, tous les mecs comme ça lui faisaient bien comprendre qu'il préférait les paires de seins agrémentés de courbes généreuses et de deux trous, en bref ce que Bill n'a pas ! Son sourire se fane à cette pensée mais il se relève quand même avec tout son ménage il est déjà l'heure de manger et Bill n'a comme qui dirait juste rien à manger. Il prend son téléphone compose le numéro qu'il connait désormais par c½ur.


[...]



- Comment t'as écrit ça ? lui demande le blond platine les yeux ouverts de surprise.
- Je sais pas comme ça ! dit le brun.
- « Je sais pas comme ça ! » se moque de lui Georg. Tu dois être vachement accro à ce type !
- Ca se pourrait...
- Arrête avec tes réponses débiles trente secondes !


Le brun se renfrogne mais ne dit rien. Il savait qu'en ramenant ce qu'il avait écrit la veille, il y aurait ce genre de réactions et personne n'aime quand le brun s'amuse à jouer au sarcastique avec tout le monde. C'est déplaisant parce qu'il y prend un malin plaisir. Le brun sait que le blond le regardait sévèrement depuis qu'il a lu la chanson mais il n'y prête aucune attention. Il ne veut pas penser ne serait-ce une micro-seconde que Gustav pourrait avoir raison. Il le sait, son bel inconnu est un bel inconnu totalement sous son charme et non un fan harceleur.

Le groupe se remet à travailler dans une ambiance mi-joyeuse, mi-tendue. Personne ne parle du bel inconnu de Bill sous peine de regard mauvais d'un batteur ou d'un chanteur selon le commentaire alors, ils s'abstiennent. Bill se concentre et s'investit dans son travail, son admirateur secret prend soixante pourcent de ses pensées qu'au moins le reste serve à quelque chose et puis comme ça il se concentre sur quelque chose qu'il aime et dans lequel il se perd.


[...]



Bill se lève en souriant, il mange son petit déjeuner en souriant, il va prendre sa douche en souriant, s'habille soigneusement en souriant, se maquille avec application en souriant et se poste devant sa télé en souriant. Puis il se fane plus ou moins laissant l'ennui arriver avec le programme pourri s'annonçant à la télé. Il s'allonge de tout son long et grogne en pestant contre le canapé trop petit. Il s'installe confortablement en laissant ses pensées divaguer sur sa soirée qui s'annoncera riche évènements, du moins Bill l'espère. Cette fois il ne le laisse pas partir. Il attendra, la nuit blanche sera là s'il le faut . Il ne passera à côté de rien.

Il n'entend pas que l'on toque à sa porte, mais il entend quand la personne persiste sur la sonnette, il se dépêche d'ouvrir trébuchant à moitié sur un quelconque objet par terre. Il ouvre et tombe sur sa voisine, il rougit quelque peu, se souvenant de la dernière fois quand il l'a vue. Elle aussi d'ailleurs ne reste pas de marbre et rougit, elle demande en bafouillant.

- Salut... t'aurais pas du... du sucre s'il ... s'il te plaît... ?
- Non désolé ...
répond-il.

Et il referme la porte, okay c'était impoli et très salaud mais elle l'a dérangé dans ses superbes pensées sur le merveilleux – forcément – physique de son bel inconnu. Et puis zut hein ! La vieille d'à côté à sûrement du sucre c'est bon !
Il s'écrase sur son canapé laissant encore ses pensées divaguer avec liberté. Il se laisse librement penser ne se souciant de rien d'autre.


[...]



Il est bientôt minuit et Bill attend sagement derrière sa porte, il guette le moindre bruit pouvant être son bel inconnu. Si, son admirateur ne venait pas à lui – du moins sous forme humaine – eh bien c'est lui qui viendrait à lui. Il est très content sachant d'avance le petit effet qu'il fera ressentir à son inconnu quand il lira le petit mot de Bill.

« Je sais qui tu es »

Okay, il ne sait strictement pas qui c'est mais ça lui laisse un peu de temps. Son admirateur va sûrement beugué quelques minutes puis, il essaiera de l'enlever pour pouvoir mettre la lettre et Bill aura tout le temps d'ouvrir la porte. Il sautera au cou de son très bel inconnu et l'embrassera. Pour l'instant aucun autre scénario ne lui est venu en tête.

Il pourrait aussi l'inviter à entrer, ce qu'il n'est pas sûr, c'est que son admirateur accepte, il va plutôt s'enfuir à toutes jambes, il pourrait aussi le plaquer contre le mur de chez lui comme ça... Non un peu trop sauvage quand même. Il pourrait lui crier dessus mais il n'en a pas la moindre envie. Oui sans le comprendre il a carrément envie de sortir avec ce bel inconnu, pas amoureux non il n'en est pas encore là, surtout qu'il ne le connaît pas réellement il est juste incroyablement attiré par ce jeune homme qui lui par contre à l'air bien amoureux.

Bill essaie d'imaginer d'autres scénarios impressionnants, puis il se remet à fantasmer sur le physique de son admirateur. Il est sûr qu'il est beau, il ne sait pas comment, peut-être qu'il veut juste se dire à lui même qu'il se doit d'être beau ou peut-être que l'écriture et la gentillesse vont de pair avec la beauté. Mais il se remémore le film Disney « Le bossu de Notre-Dame » et non ça ne va pas de pair.

Il se stoppe dans ses réfléxions, il entend du bruit en même temps l'ascenseur est incroyablement bruyant pour une fois il l'adore. Il se lève et deux secondes plus tard il entend ou plutôt il sent la présence de quelqu'un derrière la porte. Il souffle pour se donner du courage, il ne sait plus du tout comment réagir quand il sera en face de lui. Il ne sait pas ce qu'il va dire, il ne sait pas ce qu'il va ressentir, il appréhende soudain la réaction du jeune homme en question.

Il resouffle encore une fois, tout se passe si vite mais il ne s'en aperçoit pas, il ouvre la porte brusquement et il voit le jeune homme derrière la porte sursauter. Il a la tête baissée et n'ose apparemment pas la lever. Bill est paralysé par le « qu'est-ce que je fais putain ?! ». Il ne sait absolument pas à quoi ressemble le jeune homme en face de lui, mais avec le corps sous ses yeux il se dit que le visage devrait lui plaire autant. Il voit aussi la capuche sur la tête de son bel inconnu.

Puis il relève la tête...

A SUIVRE ...